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Toute femme a tout le droit et le devoir d’être tout à fait libre. Mais en orient ce n’est pas si facile. Sinon cela n’aurait pas été encore question aujourd’hui.
On dit toujours que « it’s a men’s world », puisque les hommes établissent les lois et les restrictions. Ce que personnellement je ne trouve pas vrai. Mais ce n’est pas ce dont je veux parler.
Une femme libre chez nous est ouverte à la vie dans toutes ses possibilités, toutes ses peines, et à tant d’hommes qui ne pensent qu’à une de deux choses : L’apprivoiser ou l’apprivoiser. Dans un monde qui feigne respecter les femmes, elles font désormais tout ce qu’elles veulent mais elles sont toujours les premières et parfois les seules à être jugées.
Dans notre société Libanaise qui tire une telle fierté de son penchant occidental mais qui reste purement orientale quand on vient à repartir les droits, les devoirs -et surtout les peines- entre femmes et hommes, je ne parlerai pas de femme libre, mais de femme libérée. Puisqu’une femme libre chez nous, l’est par choix et pas par habitude. En aucun sens, sauf peut être le droit à l’éducation, elle n’a été élevée pour être libre ! Tout au contraire, elle est supposée dépendre de tous les mâles de la famille, à commencer par le père sans toujours finir par le mari. Et même quand les mâles de sa famille sont assez gentils, sa mère lui indiquerait la démarche à suivre afin d’être acceptée par la société, à commencer par la petite voix, la démarche... et ne pas finir.
Les femmes chez nous choisissent de se libérer, après des années, parfois très longues, passées dans une protection presque totale. Quand l’opportunité se présente, elles choisissent de se jeter dans la vie pour la savourer. Elles prennent le risque d’être mal jugées. Elles acceptent, ou pas, le fait que les hommes qui font semblant d’admirer cette liberté bien méritée, ressemblent au fond à leurs frères et pères à elles; en ce sens qu’ils aiment bien voir une femme libre mais pas dans leur propre maison. Mais elles restent optimistes et croyantes en leur pouvoir de faire la différence..
Nos femmes libérées sont les plus belles au monde. En elles se saluent l’orient et l’occident avant de poursuivre leurs éternelles batailles. En elles dansent l’innocence des adolescentes protégées et la maturité des années de découvertes. En elles s’enlacent la dignité d’une femme à la maison et l’exubérance d’une femme qui redécouvre la vie par ses propres moyens. En elles s’embrassent le respect des parents et l’irrespect des prisons faites d’émotions. En elles se croisent la modestie d’une fille bien élevée et la vanité d’une conquérante victorieuse. En elles se marient la dépendance d’une société affectionnée comme la nôtre et la rébellion contre ses lois, faites par les hommes, qui ne tolèrent pas leur liberté.
Les femmes libérées passent leurs vies à batailler pour sauvegarder leur liberté. Leur très grand besoin d’affection les poussent beaucoup de fois à compromettre, mais pas pour longtemps. Un jour ou l’autre elles se libèrent de nouveau.
Oui ce n’est pas si facile d’être une femme libérée, mais rien et personne n’est plus digne de vie et de respect. Et il n y a pas plus misérable, que l’homme qui ne sait pas l’apprécier et la soutenir dans sa liberté qui finira par le libérer.
Commentaires
pieterstockmans
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Avril 15, 2011 - 1:06pm
I really like the distinction
I like the distinction you make between freedom (liberty) and emancipation (liberation). Freedom only exists when society considers it to be the norm. Emancipation is needed when society does not consider freedom the norm. Also in Europe (more particularly in my country, Belgium) women had to fight for emancipation. Some say the emancipation is still going on in the West. But when do you think the emancipation of women in the Arab world could really result in true freedom and not just continuous "libération"?
diala jreij
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Avril 16, 2011 - 4:42pm
For emancipation to become
For emancipation to become real liberty it takes a lot of work, done by a lot of Arab women. Sadly, the majority of women in our region are not yet ready to emancipate, they have been raised to follow, they have been taught to obey, they have fear in their heart.. So right now, we, self liberated Arab women (femmes libérées), are still a minority. And our main role is to help liberate their minds so they can liberate themselves.. and that is going to take long, but it is going to happen.
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